L'économie environnementale, ou comment le développement durable est au cœur des préoccupations économiques

L’économie environnementale,

ou comment le développement durable est au cœur des préoccupations économiques

Nathalie Hilmi

Chargée de recherche au Centre Scientifique de Monaco

« Les objectifs de développement durable des Nations Unies (ODD) ont remplacé les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) pour la période 2016-2030. La CCNUCC COP21 à Paris et les indicateurs de SDG 13 (sur le changement climatique) soulignent la nécessité d’accélérer la décarbonisation de l’économie et la réduction des émissions de CO2 à l’échelle mondiale, et à renforcer l’engagement de la communauté internationale à prendre des mesures collectives pour réduire les émissions de COde façon drastique ».

Sustainable finance and the ocean

Socio-economic tools to mitigate the impacts of ocean acidification on economies and communities reliant on coral reefs — a framework for prioritization

Coral reef preservation is a challenge for the whole of humanity, not just for the estimated three billion people that directly depend upon coral reefs for their livelihoods and food security.
Ocean acidification combined with rising sea surface temperatures, and an array of other anthropogenic influences such as pollution, sedimentation, over fishing, and coral mining represent the key threats currently facing coral reef survival.
Here we summarize a list of agreements, policies, and socio-economic tools and instruments that can be used by global, national and local decision-makers to address ocean acidification and associated threats, as identified during an expert workshop in October 2017.
We then discuss these tools and instruments at a global level and identify the key tasks for raising decision makers’ awareness. Finally, we suggest ways of prioritizing between different actions or tools for mitigation and adaptation.
Suite sur https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2352485518305991


Tanjaouia...

Tanjaouia…

Par Christian Carbone

Quelques lumières dans la brume …
S’il ne fallait qu’un lieu où le talent s’exprime !
Tanger la mythique, où rien ne se passe mais tout arrive, le lieu improbable
de tous les possibles, où tout commence et rien ne finit … jamais.
« Rien n’est hasard, tout est symbole »
Quelques « pépites » percent ce voile éthéré si diaphane, immatériel mais
tellement lourd, pesant, d’une doxa monolithique.
En ma mémoire, leurs noms résonnent comme une mélopée enivrante de
notre Kasbah :
Asma, Aïcha, Kenza, Stéphanie, Soumaya, …
Libres ! De tout, en tout, partout !
Nul n’est besoin de pompeuses théories socio-politiques ou de farouches
combats militants pour ressentir ce maëlstrom tournoyant de liberté, de
fraîcheur, de lumière solaire, en un mot de « vie » !
Il suffit de les côtoyer pour ressentir ce choc subtil, enivrant mais profond
et délicieux comme un matin d’automne sur la baie …
Dans ce monde étrange où « l’avoir » règne en maître absolu, ces perles
fauves « sont » !
Chef d’entreprise, libraire, cinéaste, communicante, journaliste, …
Elles investissent les citadelles culturellement (tragiquement) machistes
avec une force sereine mais implacable !
Les premières lézardes apparaissent sur leurs murs d’ocre poussière.
Delacroix, Matisse, Bacon, Burroughs, Bowles, B. Jones, … y ont posé
pinceaux et plumes. Etonnant, non ?

Ana Tanjaoui !!!


Les Femmes vues en Street Art, Part I, entretien avec OTOM

Les Femmes vues en Street Art, Part I, entretien avec OTOM

Entre exposition à Bordeaux, un engagement caritatif, des commandes privées, sa passion pour le graff et le bmx, et mes déplacements, le temps nous manque. Certainement, avec des mezzes libanais sur un bmx j’aurais eu plus de chances de le voir rapidement mais je ne sais à peine tenir sur une trottinette. Nos plannings sont surchargés mais je ne désespère pas, au contraire, il le sait bien, je ne lâche rien. Dimanche dernier, « ma Pat, je tag dans une école pour une commande sur Louis Delfino, viens », j’arrive !

Thomas pourquoi tag-tu de femmes ? Ces portraits de femmes sont magnétiques, profonds, la chevelure en dit long et sur des grands murs de 2 à 4 mètres, tout est dans les détails, les effets d’ombres, de lumières et de transparence.

Rendez-vous décomplexé et last minute dans une école primaire un dimanche où il peint Louis Delfino, un BMX par terre, une vingtaine de bombes,  OTOM est un graffeur niçois en pleine ascension et reste simple. En commun l’amour de l’Afrique, le Liban, et l’Art, et les amis HEART MONACO, c’est d’abord un artiste avec un grand cœur et beaucoup de talents pour les portraits de femmes.

 

Le Tag, quel est le point de départ de cette vocation ?

Je dessine depuis l’âge de 10 ans, j’ai grandi dans l’explosion du mouvement street artiste à Nice, Culture hip hop. Je décide de faire une école de graphisme et rencontre un graffeur qui l’aide à dépasser sa peur et à graffer sur les murs.

Pourquoi les femmes ? Les Femmes, une obsession ? L’inspiration ?

En graff, j’ai  toujours été plus attiré par les portraits que l’écriture, et j’aime faire passer des émotions. Amoureux des femmes, les femmes transmettent plus de messages, les publicitaires l’ont compris.  Le portrait de femme attire l’œil et mes messages passent par la chevelure. Les tags sont des messages d’amour, de paix, protection de l’environnement. Capté par le regard du portrait d’une jolie femme  attirant notre œil, le passant reconnaîtra des messages dans la chevelure, des tags accumulés. A chaque passage, un nouveau message sera décrypté.

Une démarche caritative, engagé il crée des œuvres pour les enchères du Téléthon et le fonds de dotation de l’OGC Nice.

Projets à venir ? une expo solo à Nice et à l’internationales à suivre sur Facebook OTOM et instagram @otom_art


Grace, le symbole du changement

Grace, le symbole du changement

Par Joanna Flores

Le 12 novembre, la Princesse Grace aurait eu 90 ans. Symbole, Femme inspirante, charismatique, humaine, elle a marqué non  seulement par sa grâce mais elle a aussi initié un véritable boom économique, social et culturel à Monaco.

Le mariage de Grace Kelly et du Prince Rainier, fut en effet en 1956, qualifié de « mariage du siècle », « provoquant le plus grand déchaînement médiatique de l’après-Guerre. Trente millions de téléspectateurs européens dans neuf pays regardent le mariage religieux de Grace Kelly et Rainier et 1.800 journalistes envahissent la principauté, chiffres records pour l’époque ».

Grace de Monaco aura non seulement mis sous les projecteurs la Principauté mais l’aura également marqué par son engagement associatif et humanitaire. Elle dédia sa vie aux projets associatifs et humanitaires, les levées de fonds, et sensibiliser le plus grand nombre pour aider les moins chanceux. Elle était respectée de tous. Elle sera nommée Présidente du Bal de la Croix Rouge Monégasque en 1958. En 1963, la Princesse fonde l’AMADE puis en 1964 la Fondation Princesse Grace. Elle participe également à la création d’hôpitaux, d’orphelinats, et sera à l’initiative de nombreux projets philanthropiques.

En tant qu’Actrice, elle a institué un style unique mélangeant glamour, élégance et sophistication et a façonné notre mémoire collective de la mode. Véritable muse intemporelle pour les créateurs de mode, Grace Kelly a été et restera l’incarnation parfaite du style Hollywoodien.
‘Nominée pour la toute première fois pour l’Oscar du meilleur second rôle, en 1953, pour son interprétation dans ‘Mogambo’, aux côtés de Clark Gable et d’Ava Gardner. Elle enchaîne ensuite avec trois films d’Alfred Hitchcock : ‘Le Crime était presque parfait’, ‘Fenêtre sur cour’ et ‘La Main au collet’. En 1954, elle remporte l’Oscar de la meilleure actrice pour ‘Une fille de la province’.
En mai 1955, sa vie est sur le point d’opérer un tournant capital. En plein festival de Cannes, Paris-Match organise une séance de photos au palais princier de Monaco. Elle y rencontre le prince Rainier. Durant les fêtes de fin d’année, ils annoncent leurs fiançailles. Grace accepte de renoncer à sa carrière cinématographique. Son dernier film sera Haute Société avec Frank Sinatra en 1956.‘

En tant que Femme, sa personnalité et sa douceur ont marqué les cœurs et restent encore une source d’inspiration pour les femmes et les mamans qui bâtissent et poursuivent leurs rêves.

A l’origine d’une commémoration autour d’un événement sur trois jours, ayant eu lieu en Septembre 2012 et organisé par l’Institut Ladies & The City, a été l’occasion de reconnaître l’héritage de la Princesse Grace dans les trois rôles principaux de sa vie et de célébrer sa contribution incontestable au changement dans le monde.

Génération Millenials, Grace continue à marquer toutes les générations de femmes.


Madagascar par la mode avec COCO MASOMBIKA, entre recyclage et innovation

Madagascar par la Mode avec COCO MASOMBIKA,

Entre recyclage et innovation

Entretien avec Michèle Charvet-Rafidison par P.Cressot

L’impulsion de créer? une histoire de plaisir

« J’ai eu 54 ans cette année. Dessiner des vêtements, est venue comme une évidence depuis mon plus jeune âge. Un loisir créatif depuis mon enfance, jusque l’intention de m’habiller avec mes créations, et à 25 ans je décide d’apprendre la technique par le biais de cours particuliers de couture avec une modéliste qui m’ont permis de les réaliser moi-même toujours pour le plaisir.

Comment l’aventure a débuté?

A 32 ans j’ai commencé la peinture et l’art plastique et ai créé mes premiers articles commerciaux de déco maison et jardin à 36 ans, tout particulièrement de la poterie. Une majorité des maisons de Toamasina ont été décoré de mes produits en terre cuite de 2001 à 2010, mais en 2005, j’ai présenté ma première collection de vêtements d’un style que j’ai toujours appelé « ARTISANAL COUTURE », car tourné vers une mode éthique en mettant en avant l’artisanat, l’art et le surcyclage.

Suivi d’une reconnaisance 

Elue meilleur styliste Malagasy en 2009 par un événement « Tendances show », et en 2010, je ne me suis plus consacrée à la mode en 2010. Sur appel à candidatures, j’ai été sélectionné avec 14 autres stylistes pour bénéficier d’une formation en design de mode à Antananarivo subventionnée par l’ambassade de France via son projet Art Mada 2, par la Région Ile-de -France et le Ministère de la Culture et des Arts Malagasy ; une formation assurée par des professeurs du lycée Rolland-Garros de La Réunion, une styliste parisienne Sakina M’sa, et des ateliers avec Jean-Luc François, Batik International, Madacraft, Universal Love (Isabelle Quéhé). Une formation qui m’as permis avec 3 autres stylistes de participer pour la 1ère fois à un salon international « Ethical Fashion Show » au Carrousel du Louvres à Paris en 2012.

Tes succès?

Des défilés de Toamasina avec 2 collections par an, un nouveau salon international à Paris en 2016 « Le Labo International », Paris fashion week en 2016 et 2017, la Milan Fashion week en 2017 et la création en 2018 à Paris de ma nouvelle marque « Micou Couhèle créations » pour être au cœur de la mode.

De Mada ….à Paris

Le 1er avril 2019 de décide de déménager de Madagascar à Orléans pour être au cœur de la mode. Je participe depuis 2016 aux événements pour le climat et la mode éthique organisé par l’association Universal Love: COP 22 – La mode pour le climat à Marrakech/COP22 en 2016, Patrimoine et mode éthique à Paris en 2017, Parures, objets d’arts à porter à Paris en 2017 et à la Manufacture de Roubaix en 2019.

Mon pseudo de créatrice est depuis le début de mes créations Coco Masombika.

Ton rêve?

Un partenariat ou un financement pour la réalisation, la communication et la distribution de mes créations pour être connue et consommée par plus grands nombres, une reconnaissance dans le secteur du métier de la mode.

Les futurs projets?

D’abord un défilé de mode à Toamasina le 14 décembre prochain pour la présentation de ma dernière collection. Ensuite être sélectionnée à un concours de jeunes créateurs à Paris auquel je me suis inscrite et d’en devenir la lauréate pour l’année 2020, une façon d’avancer dans mon rêve de reconnaissance et dans ma recherche de partenariat pour la communication, les réalisations et la distribution de ma marque. « 

une créatrice éthique à suivre Facebook et Instagram: Coco Masombika, Micou Couhèle créations.


Une Rose pour un soldat, Une contestation devenue une révolution bienveillante

Une Rose pour un soldat
Une contestation devenue une révolution bienveillante

Par Patricia Cressot

Depuis le 17 octobre, la population s’est unie d’une seule et même voix, toute communauté religieuse confondue et les femmes rayonnent.

Le mouvement a démarré très rapidement suite à l’annonce d’une taxe sur les réseaux type Whatsapp, messagerie gratuite utilisée par presque tous les Libanais. La contestation de quelques milliers de personnes s’est étendue à plusieurs millions de libanais et ne fait que s’amplifier de Beyrouth et du nord au sud Liban, par des manifestations, des sittings, des chaines humaines, des concerts à ciel ouvert (Tripoli), du yoga en pleines rues!  Les établissements publiques libanais sont fermés , toute la population est rassemblée pour faire changer les choses « TOUS » (les politiques tous dehors), exhortent-ils malgré des démissions de poids (démission de Saad Hariri).

La population se révolte contre sa situation économique, un tiers de la population vit sous le seuil de la pauvreté, les mesures du gouvernement ne sont pas adaptées, une dette qui s’alourdie et représente 86 milliards de dettes publiques, les affaires de corruption éclatent au grand jour.

Le rôle des femmes? Elles sont bel et bien là! De la création spontanée d’une chaîne humaine pour éviter les débordements entre protestataires et militaires, se positionner comme leader, s’exprimer sur le ras le bol de la population sur télévision et réseaux, tel que Maya Ibrahimchah* (crédit photo Ammar Abd Rabbo), à la puissance de leurs émotions immortalisées par Patrick Baz, reporter AFP,

ou….apporter Une Rose aux soldats en message de PAIX

le message est clair, non?

 

*Maya Ibrahimchach est à l’origine de l’association Beit El Baraka pour offrir aux plus démunis le minimum des biens et soins de premières nécessités,  aidant 328 familles depuis la création en novembre 2018. Des actions phares, créant le premier supermarché gratuit, grâce à 2500 donateurs, de créer un environnement de vie décent par des travaux dans les appartements devenus insalubres. Les soutenir sur Insta @beitelbaraka, email: info@beitelbaraka.org; site http://www.beitelbaraka.org


Et si Wonder Women faisait un Burn out?

Et si Wonder Women faisait un burn out?

ou si nous acceptions de ne pas être des Wonder Women

Par Patricia Cressot

Assise par hasard à coté de Pascale Caron, à ELLE ACTIVE à Nice le 3 décembre 2018, nous assistons à un workshop coaching sur le développement de soi et de ses capacités professionnelles.
Formidable sujet, se connaître, nos compétences, nos atouts, se développer, mieux convaincre, mieux vendre, pour mieux…TOUT. Tout quoi ? faire.….. et si là, net, tout s’arrêtait? d’un coup. Si le corps vous disait STOP ou si vous anticipiez?

Mais avant ceci, revenons sur la scène d’avant, ma scène et celles de 90% des femmes
8H25 « A la porte! L’école va fermer! Les enfants! » Scène qui ressemble souvent au sketch de Florence Foresti, la cloche va sonner dans quelques minutes, vous avez les cheveux hirsutes, maquillée n’importe comment, un sursaut du coeur « allééééééééé!!! Les enfants, l’école va fermer!!!! » Vous décrochez de votre objectif bulle bien-être, de répandre l’amour, l’harmonie et la zen attitude… « zut j’ai oublié le goûter?!!! le mot de la Maîtresse? ah je suis convoquée car j’ai une fille hyper sensible et qu’elle ne rentre pas dans les critères de l’école à 30 enfants par classe? Really? »

8H32 Téléphone/voiture/gestion des problèmes, appel de ma mère (de la culpabilité, ce que chaque mama sait faire), appel de la nounou « Comment ça j’ai oublié de vous laisser les clés? ma fille n’a pas ses affaires de sports? La licence n’est pas acceptée car la photo n’est pas bonne »? « L’électricien n’est pas passé? Le chauffage ne fonctionne pas! » « le dîner de ce soir? On reçoit les voisins? Il faut faire des courses? »  et là on pense méditation, respiration, chakra de la gorge….

9H15 Bureau/accélérer le rythme, ouvrir la porte du bureau avec le sourire crispé, regarder ses collègues qui rêvent de la place ou de faire un croche-pied (ou les 2). Les femmes couchent pour réussir? et si c’était les hommes? Dès le premier coup de mou, ou fatigue passagère hormonale… une véritable bande Hyène déchaînée! et là on pense « spread looooove », amener des croissants et répandre la bonne humeur…

Bon, ça tiendra combien de temps sur le fil du rasoir?

Le BURN-OUT DE WONDER WOMAN, par Pascale Caron
Alors oui Pascale, je/nous adhérons à ton livre « Le Burn-out de wonder women ». Je la revois au MEB récemment, nous parlons de cet article, de son livre, de son expérience et je sens sa force de caractère. Cela n’a pas toujours été le cas, il y a deux ans, elle traverse un BURN-OUT, son corps lui dit stop, elle quitte son entreprise et décide d’écrire:

« J’ai toujours cru que j’étais invincible et que la dépression l’effondrement ne passerait pas par moi. Mes tantes, ma mère, ces femmes au foyer « desperate housewives » avaient toutes sombré. Non, tout ça ne passera pas par moi. J’ai fait des études, je me suis battue pour avoir un super job, je fais du sport plus que de mesure, j’ai deux enfants merveilleux, qui ont bientôt fini leurs études, un mari dont je suis fière. J’ai voyagé à travers le monde pour mon travail et pour le plaisir, trop beaucoup trop. J’ai travaillé beaucoup sans relâche, trop beaucoup trop, je me suis évadée dans le sport, le soir, tard, trop tard.

Et un jour du 31 août 2017, tout s’arrête: « tu n’es pas dans l’équipe de management, car tu es trop clivante, trop excessive, trop tout… » me dit-on, dans les hautes sphères de mon entreprise.

Moi qu’on appelait Wonder Woman, je m’effondre soudainement. Il faut un mois et demi pour que ça explose tout à fait : je n’y crois pas, je continue à travailler. Le 18 octobre 2017, le verdict tombe: burn-out, arrêt maladie, surrénales à plat, plus de batterie. Il s’ensuit 5 mois au cours desquels la nuit est un terrible cauchemar. Impossible de trouver le sommeil…
Valérie
Celui qui se croit plus fort que le burn-out se trompe : quand il le vit de l’intérieur, il est souvent le dernier à le repérer, à le reconnaître. Le bon réflexe, c’est d’écouter ses proches, d’écouter son corps et ses émotions. Les pensées, à ce moment-là, ne sont pas de bonnes conseillères, car elles cherchent à rationaliser ce qui ne l’est pas. Elles se trompent de réalité. C’est pour cela que notre corps les écarte de nous et nous contraint à nous occuper de lui.
« Il faut commencer par éprouver du respect pour soi-même. Tout le reste suivra ». Nietzche

Vous pouvez retrouver Pascal sur facebook: https://fr-fr.facebook.com/pascale.caron.50596
https://www.fnac.com/livre-numerique/a13668760/Pascale-Caron-Le-burn-out-de-Wonder-Woman

 

Merci Pascale pour ce partage d’expérience, nous devrions apprendre à faire la part des choses, pour anticiper ce burn-out, ce trop-plein. En effet, trouver son propre équilibre, relativiser et ne pas contrôler. Nous ne sommes pas des desperates housewives dans une série B, mais des femmes, des hommes sensibles avec des failles, des envies, des passions, nous sommes des êtres non formatés et uniques. Oublions les étiquettes et l’image. Soyons imparfaites, l’image de la femme électron libre ne vous plaît pas? C’est pas grave, passez votre chemin. Soyez vous-même. Je prône la verticalité:  soyez en adéquation entre ce que vous ressentez, ce que vous pensez et ce que vous exprimez. Mon meilleur conseil….anti-tout. P.C



L'AS MONACO FEMININ: des ambitions et de la passion

L’AS MONACO FEMININ: des ambitions et de la passion

Patricia Cressot
Interview Thomas Martini, Responsable du développement

 

Quelles ont été vos actions ?
Le club connaît une restructuration importante depuis l’été 2015 avec la mise en place d’un projet mettant en avant la formation du club. La saison dernière le club a compté 150 licenciées, soit un des clubs les plus importants du département sur le pôle féminin. Le club possède maintenant toutes les catégories, de l’école de football aux séniors régionaux en passant par les U15 et les U18.

Combien de divisions avez-vous ?
L’équipe Sénior Régionale se compose de 22 joueuses, dont 9 recrues qui sont arrivées de plusieurs villes de France, notamment Toulouse, Le Havre, Paris et Rouen.

Nous sommes en Division Régionale qui est la 3ème division en France

Vos ambitions ?
Le club a pour ambition de retrouver l’élite du football féminin dans les années à venir avec un deuxième cycle de travail qui a démarré en cette saison 2019/2020 et qui a pour horizon 2023.
Les ambitions sont de monter en Division 2 la saison prochaine et de faire monter l’équipe District en Régional

Vos ambassadeurs ?
Nous avons une Présidente d’Honneur S.A.S La Princesse Stéphanie de Monaco, nous avons un ambassadeur Monsieur Louis Ducruet et nous avons un parrain qui est Moussa Sissoko, international Equipe de France

Focus sur un parcours spécial…
Nous avons une joueuse qui fait les allers retours de Toulon 4 fois par semaine afin de faire les entraînements et les matchs.

Elle repart le lendemain des entraînements à 5h pour arriver à l’heure au travail.

C’est une joueuse qui a connu la D2 et qui nous apporte toutes ses expériences et son vécu.

 

Le début d’une belle histoire, des victoires et du partage d’émotions.


Et si notre vie était PIXEL? Entretien avec Jennifer Miller

et si notre vie était PIXEL?

Entretien avec Jennifer Miller, une Artiste aux mosaïques de journaux

Par Patricia Cressot

Jen, comment es-tu devenu artiste?

J’ai eu la chance d’évoluer dans un milieu artistique très tôt.
En effet, l’art représente un pilier fondateur de notre famille, chaque membre étant interconnecté, en synergie, afin d’évoluer dans les meilleurs conditions possible.
D’autre part, j’ai eu la chance durant mes « pérégrinations Barcelonaises », d’y étudier en profondeur le domaine artistique, tel que le street art entre autre…

Pourquoi les collages mosaïques?

Cette forme artistique s’est imposée en moi comme une évidence, véritable fer de lance concernant ma vision du monde actuel.
J’impose avec cette mise en abîme ma conscience vis-à-vis des maux (l’écologie, l’inaction, la surconsommation…) de la société dans laquelle nous évoluons.
Il faut savoir que plus de 2 milliards de tonnes par an de déchets ne sont pas traités ! Il me semblait essentiel, voir, d’intérêt public d’en parler avec mes mots. Depuis longtemps j’accumule journaux, magasines, flyers me refusant à jeter ces pépites qui reflètent à mes yeux l’être humain ( bribes d’histoires, images…)
De plus, le pixel art étant sous représenté, cette technique trop méconnue, m’a vraiment intéressé.

Quels sont tes projets ?

Je travaille actuellement sur « Les Trois Singes de la Sagesse » pour une deuxième version revisitée.
Projet titanesque de 2m de haut sur 6m de long !
Work in progress…

Qu’est-ce qui t’inspire ?

Le monde qui m’entoure essentiellement… Je me laisse instinctivement transcender par l’univers et ce qui en émerge, tant en bien qu’en mal. Cet art manichéen, s’exprime de manière primitive ou je me laisse guider, tel en transe, par ce que je vois au jour le jour. J’attache également une grande importance à la musique qui me guide et me permet de rythmer cette « symphonie de mots » .
La pratique du collage s’en suis également de cette manière ou mes gestes sont dictés par mon âme. Cet âme qui a au préalable emmagasiné de manière empirique ce qui l’environne.

Difficulté d’une femme artiste

Je peux affirmer que le milieu artistique reste un milieu relativement misogyne, ou le masculinisme règne en maître, il vous suffit de regarder les grands noms de ce monde pour constater ce fait.
Souvent jalousée par ses pairs, la femme peine à se frayer un chemin dans ce domaine il y a encore peu. Obligée même parfois d’utiliser un nom d’emprunt masculin, comme a pu le faire Georges Sand à son époque, en parlant de littérature. Ou encore ma mère (a qui je dois tout) signant « Fred » certains de ses tableaux pour éviter bon nombre de commentaires à son sujet.
Heureusement cela évolue dans le bon sens dans cette société qui s’ouvre de plus en plus au femme et à leur art.

Des artistes à recommander
Arman, dont j’admire le travail. C’est également une histoire de famille.
Sa fille Yasmine, photographe remarquable fait un très jolie travail sur les projections de lumière.
Bien évidemment ma Mère, Monika Meunier, pilier de l’art provençal avec un style qui lui ressemble, très énergique, haut en couleur et revigorant.
Lora Zombie, je vous invite à visiter sans modération son univers acidulé.
Florence Fabris jeune talent de la région en plein boom!

Biographie

Jen Miller est une artiste Niçoise née en 1985.
Elle évolue depuis son plus jeune âge dans une atmosphère artistique prononcée.

Passionnée par les langues étrangères, elle récupère au cours de ses voyages, journaux, brochures et magazines, ne concevant pas que ces derniers puissent être jetés parfois avant même d’avoir été lus.

Elle choisit alors de figer les mots ainsi que les maux de notre société, jouant sur les contrastes et les teintes offertes par ce support tout en dénonçant une production de masse entraînant un gaspillage de masse.

C’est au travers de ses pixels qu’elle arrive à passer ses messages, accumulation de morceaux de vies qui ensembles, forment un sujet, visible uniquement lorsque le spectateur prend du recul ou lorsque l’œuvre est vue au travers d’un objectif.

Retrouvez la sur: Instagram Jenmillerw/ Facebook Jennifer Miller

 

Finalement ne répond-t-elle pas à une question philosophique: avons nous une vie ou des vies?
Nos vies, nos chapitres de vies sont des morceaux, 
l'un ajouté à l'autre forme un grand tableau de mosaïque? 
Notre chemin de vie dont nous voyons se profiler le résultat, qu'à la fin.
et si notre vie....était PIXEL?


Maroc: le Manifeste 490

Maroc: le Manifeste 490

par Christian Carbone

Le manifeste des 490 publié par Leïla Slimani, prix Goncourt 2016, sur l’impensable procès et sentences que vient de subir la journaliste marocaine Hajar  Raissouni.

Les relations sexuelles hors mariage sont en effet interdites par l’article 490 du code pénal marocain, qui punit «d’emprisonnement d’un mois à un an toutes personnes de sexe différent qui, n’étant pas unies par les liens du mariage, ont entre elles des relations sexuelles ». L’avortement est aussi interdit, sauf quand la vie de la mère est en danger. L’article 453 du code pénal prévoit jusqu’à deux ans de prison pour une femme qui se fait avorter, et jusqu’à cinq ans de prison pour une personne pratiquant un avortement sur autrui, rappelle « Libération ».

« AUJOURD’HUI, JE NE VEUX PLUS AVOIR HONTE. MOI QUI AIME, AVORTE, AI DES RELATIONS SEXUELLES SANS ÊTRE MARIÉE. MOI QUI ME CACHE. MOI QUI RISQUE LE DÉSHONNEUR, L’INFAMIE, LA PRISON. »

Les signataires de cette tribune demandent un changement rapide de législation, qui ne correspond pas à la réalité de la population marocaine. « Aujourd’hui, je ne veux plus avoir honte. Moi qui aime, avorte, ai des relations sexuelles sans être mariée. Moi qui me cache. Moi qui risque le déshonneur, l’infamie, la prison », peut-on lire dans le manifeste.

Il est aussi écrit qu’en 2018, 3 048 personnes ont été incarcérées pour adultère au Maroc. C’est ce que risquait la journaliste marocaine Hajar Raissouni, arrêtée pour « relations sexuelles hors mariage» et « avortement illégal »

Alors que le procureur avait reporté son jugement à fin septembre, elle avait été incarcérée et risquait jusqu’à deux ans de prison. Le manifeste des «hors la loi » a eu un impact sur le procès de cette jeune femme de 28 ans.  Le 16 octobre 2019, le Roi du Maroc a gracié la journaliste.

En 2018, deux articles du code pénal marocain (art.490 – art.453) ont conduit dans les geôles marocaines 3 048 personnes pour adultère. 

Un cri de révolte le Prix Goncourt 2016, Leïla Slimani :

« Aujourd’hui, je ne veux plus avoir honte.
Moi qui aime, avorte, ai des relations sexuelles sans être mariée.
Moi qui me cache.
Moi qui risque le déshonneur, l’infamie, la prison »

Un manifeste est publié sur internet : texte490@gmail.com

« De nombreuses personnalités du monde culturel et artistique et de la société civile nous rejoignent …

Notre combat est le vôtre.
Nous n’attendons plus que vous … Lisez et signez !!! »  -Christian Carbone

 

 

photo credit HuffingtonPost Maghreb