Et si Wonder Women faisait un burn out?

ou si nous acceptions de ne pas être des Wonder Women

Par Patricia Cressot

Assise par hasard à coté de Pascale Caron, à ELLE ACTIVE à Nice le 3 décembre 2018, nous assistons à un workshop coaching sur le développement de soi et de ses capacités professionnelles.
Formidable sujet, se connaître, nos compétences, nos atouts, se développer, mieux convaincre, mieux vendre, pour mieux…TOUT. Tout quoi ? faire.….. et si là, net, tout s’arrêtait? d’un coup. Si le corps vous disait STOP ou si vous anticipiez?

Mais avant ceci, revenons sur la scène d’avant, ma scène et celles de 90% des femmes
8H25 « A la porte! L’école va fermer! Les enfants! » Scène qui ressemble souvent au sketch de Florence Foresti, la cloche va sonner dans quelques minutes, vous avez les cheveux hirsutes, maquillée n’importe comment, un sursaut du coeur « allééééééééé!!! Les enfants, l’école va fermer!!!! » Vous décrochez de votre objectif bulle bien-être, de répandre l’amour, l’harmonie et la zen attitude… « zut j’ai oublié le goûter?!!! le mot de la Maîtresse? ah je suis convoquée car j’ai une fille hyper sensible et qu’elle ne rentre pas dans les critères de l’école à 30 enfants par classe? Really? »

8H32 Téléphone/voiture/gestion des problèmes, appel de ma mère (de la culpabilité, ce que chaque mama sait faire), appel de la nounou « Comment ça j’ai oublié de vous laisser les clés? ma fille n’a pas ses affaires de sports? La licence n’est pas acceptée car la photo n’est pas bonne »? « L’électricien n’est pas passé? Le chauffage ne fonctionne pas! » « le dîner de ce soir? On reçoit les voisins? Il faut faire des courses? »  et là on pense méditation, respiration, chakra de la gorge….

9H15 Bureau/accélérer le rythme, ouvrir la porte du bureau avec le sourire crispé, regarder ses collègues qui rêvent de la place ou de faire un croche-pied (ou les 2). Les femmes couchent pour réussir? et si c’était les hommes? Dès le premier coup de mou, ou fatigue passagère hormonale… une véritable bande Hyène déchaînée! et là on pense « spread looooove », amener des croissants et répandre la bonne humeur…

Bon, ça tiendra combien de temps sur le fil du rasoir?

Le BURN-OUT DE WONDER WOMAN, par Pascale Caron
Alors oui Pascale, je/nous adhérons à ton livre « Le Burn-out de wonder women ». Je la revois au MEB récemment, nous parlons de cet article, de son livre, de son expérience et je sens sa force de caractère. Cela n’a pas toujours été le cas, il y a deux ans, elle traverse un BURN-OUT, son corps lui dit stop, elle quitte son entreprise et décide d’écrire:

« J’ai toujours cru que j’étais invincible et que la dépression l’effondrement ne passerait pas par moi. Mes tantes, ma mère, ces femmes au foyer « desperate housewives » avaient toutes sombré. Non, tout ça ne passera pas par moi. J’ai fait des études, je me suis battue pour avoir un super job, je fais du sport plus que de mesure, j’ai deux enfants merveilleux, qui ont bientôt fini leurs études, un mari dont je suis fière. J’ai voyagé à travers le monde pour mon travail et pour le plaisir, trop beaucoup trop. J’ai travaillé beaucoup sans relâche, trop beaucoup trop, je me suis évadée dans le sport, le soir, tard, trop tard.

Et un jour du 31 août 2017, tout s’arrête: « tu n’es pas dans l’équipe de management, car tu es trop clivante, trop excessive, trop tout… » me dit-on, dans les hautes sphères de mon entreprise.

Moi qu’on appelait Wonder Woman, je m’effondre soudainement. Il faut un mois et demi pour que ça explose tout à fait : je n’y crois pas, je continue à travailler. Le 18 octobre 2017, le verdict tombe: burn-out, arrêt maladie, surrénales à plat, plus de batterie. Il s’ensuit 5 mois au cours desquels la nuit est un terrible cauchemar. Impossible de trouver le sommeil…
Valérie
Celui qui se croit plus fort que le burn-out se trompe : quand il le vit de l’intérieur, il est souvent le dernier à le repérer, à le reconnaître. Le bon réflexe, c’est d’écouter ses proches, d’écouter son corps et ses émotions. Les pensées, à ce moment-là, ne sont pas de bonnes conseillères, car elles cherchent à rationaliser ce qui ne l’est pas. Elles se trompent de réalité. C’est pour cela que notre corps les écarte de nous et nous contraint à nous occuper de lui.
« Il faut commencer par éprouver du respect pour soi-même. Tout le reste suivra ». Nietzche

Vous pouvez retrouver Pascal sur facebook: https://fr-fr.facebook.com/pascale.caron.50596
https://www.fnac.com/livre-numerique/a13668760/Pascale-Caron-Le-burn-out-de-Wonder-Woman

 

Merci Pascale pour ce partage d’expérience, nous devrions apprendre à faire la part des choses, pour anticiper ce burn-out, ce trop-plein. En effet, trouver son propre équilibre, relativiser et ne pas contrôler. Nous ne sommes pas des desperates housewives dans une série B, mais des femmes, des hommes sensibles avec des failles, des envies, des passions, nous sommes des êtres non formatés et uniques. Oublions les étiquettes et l’image. Soyons imparfaites, l’image de la femme électron libre ne vous plaît pas? C’est pas grave, passez votre chemin. Soyez vous-même. Je prône la verticalité:  soyez en adéquation entre ce que vous ressentez, ce que vous pensez et ce que vous exprimez. Mon meilleur conseil….anti-tout. P.C