Bien être: connexion spirituelle du corps et de l'âme

Bien être: connexion spirituelle du corps et de l’âme

par Johanna Flores

Qui suis-je ?

Créé il y a plus de 6 000 ans, je suis en général très apprécié mais j’ai aussi été interdit. Je peux être sportif ou relaxant selon vos besoins, Suédois ou Thaï en fonction de vos préférences, Ayurvédique ou Balinais suivant vos goûts. Effleurer, caresser, presser légèrement ou encore manipuler, palper, pétrir, autant de mots pour parler de moi. Je suis le « massage ».

Mon premier massage, je l’ai reçu en Thaïlande, là même, où je suis une formation d’initiation au massage Thaï en 2007 dans un salon de la banlieue de Suvarnabhumi. En effet, en parallèle à mes études en Management international à l’Université d’ABAC Hua Mak Campus, je glisse dans mon programme la pratique du massage et me fera masser plusieurs fois par semaine. Le massage corporel est pour moi une technique ancestrale puissante, capable d’accéder au bien-être du cœur et de l’esprit ; quelques minutes d’évasion, de méditation, un dialogue silencieux avec soi-même. La relation qui s’établit avec le masseur est très importante, elle impactera sur la capacité à se détendre, à se connecter avec sa respiration, avec ses sens pour se laisser aller.

En me replongeant dans mes souvenirs lointains, je me rappelle proposer à certaines de mes camarades de classe, un massage Thaï…et j’étais si fière ! Fière de pouvoir leur offrir un moment de calme et de sérénité, mais fière aussi de leur transmettre cet art de vivre Thaïlandais que j’avais eu la chance d’apprendre, moi jeune étudiante Occidentale où le massage ne fait pas assez parti de nos coutumes, où nous n’accordons pas assez d’importance à notre corps.

 

Thaïlande 

Mon séjour en Thaïlande m’aura métamorphosé. Je rentre plus apaisée, plus lumineuse, mieux dans mon corps et spirituellement élevée. Cette nouvelle dynamique redessinera mes centres d’intérêt : la pratique du Yoga et la découverte de l’Ayurvéda en feront partie intégrante.

En 2013, un voyage en Inde, aux pieds de l’Himalaya, le long du Gange me plongera au cœur de la spiritualité Indienne. Je découvre avec émerveillement Rishikesh. Véritable temple du Yoga, où écoles et Ashrams se succèdent, je passerai trois semaines au cœur d’un lieu sacré et secret, l’Ananda ; pour bénéficier d’une cure Ayurvédique combinant massages holistiques, yoga et méditation guidée avec le « Védanta ». Le savoir-faire pointu des praticiens, en grande majorité originaires du Kérala -berceau du massage ayurvédique-, laissera sur mon corps des traces indélébiles de bien-être.

Aujourd’hui, le rythme de ma vie quotidienne influence complètement mon temps disponible. J’ai très souvent l’impression de vivre dans un temps toujours en fuite.

 

Connexion

La pratique du Yoga et celle du massage me permettent de me reconnecter avec l’instant présent et de remobiliser mes ressources physiques et intellectuelles de manière régulière. Mes voyages ont posé les fondements, mes rencontres leur ont donné une âme. Je dois désormais définir et gérer à ma façon la relation que je souhaite établir avec l’état général de bien-être, mon bien-être !

Bon massage.


FEMMES:OCDE-Autonomisation économique

Focus sur l’aide pour le commerce

en faveur de l’autonomisation économique des femmes

by Marianne Musumeci

Une étude plus approfondie de certains éléments développés dans cet article est disponible dans le Chapitre 9 du Panorama de l’aide pour le commerce 2019[i]

 

L’établissement d’un objectif d’égalité entre les sexes dans les Objectif de Développement Durable (ODD) en 2015 a montré que les efforts dans ce domaine devaient se poursuivre. Alors que les Objectifs de Développement du Millénaire avaient mis l’accent sur l’éducation, l’ODD n°5 spécifiquement dédié à l’égalité entre les sexes a notamment pour cibles: la valorisation des travaux domestiques non rémunérés par l’apport de services publics, d’infrastructures et de politiques de protection sociale; et l’accès aux ressources économiques, droits de propriété, et contrôle des terres pour les femmes. Dans ce contexte, les pays pourvoyeurs d’aide publique au développement (APD) ont donc une responsabilité dans l’alignement du financement de leurs projets avec l’objectif d’égalité entre les sexes. Pour ce qui est de l’autonomisation économique des femmes, il s’agit d’intégrer une prise en compte du genre dans les secteurs touchant au commerce international et aux activités économique regroupées dans la catégorie de l’aide pour le commerce.

Pour mesurer le montant de l’aide pour le commerce dédiée à l’autonomisation économique des femmes ou intégrant une perspective genre, l’OCDE a développé un marqueur de l’aide en faveur de l’égalité homme-femme. Il se divise en 4 catégories selon la place de l’égalité homme-femme comme objectif : principal (2), important (1), non ciblé (0) ou non marqué (blanc). Un projet d’aide au développement qui est marqué 2 a pour objectif principal l’égalité homme-femme alors qu’un projet marqué 1 a parmi ses objectifs l’égalité homme-femme. Le 0 signifie que l’égalité homme-femme ne fait pas partie des objectifs mais qu’une analyse genre a été menée pour faire en sorte que ce projet n’impacte pas négativement les femmes au contraire d’un projet non marqué. Dans cette analyse, un projet marqué 1 ou 2 sera considéré comme intégrant une perspective genre ou en faveur de l’autonomisation économique des femmes.

 

Comment l’aide pour le commerce peut-elle bénéficier aux femmes?

La Banque Mondiale[ii] estime qu’en 2017, entre 30% et 37% des petites et moyennes entreprises étaient détenues par des femmes dans les pays en développement. Cependant, elles font souvent face à des contraintes plus importantes que les hommes, comme la surreprésentation dans le secteur informel et le manque d’accès aux technologies et aux moyens financiers. L’aide pour le commerce peut donc bénéficier aux femmes en les aidant à dépasser ces difficultés, par exemple, via des formations, l’octroi de crédits ou en leur donnant directement accès à l’emploi. Le développement des infrastructures de transport et énergie peut également alléger le poids des travaux domestiques non rémunérés, souvent confiés aux femmes, mais aussi les aider dans le lancement d’activités génératrices de revenus. D’ailleurs, plusieurs projets témoignent de l’impact de l’aide pour le commerce sur l’autonomisation économique des femmes.

Par exemple, un projet mis en oeuvre par Trade Mark East Africa, une organisation  financée, entre autres, par les Pays-Bas et le Canada a permis de limiter les contraintes auxquelles les femmes d’Afrique de l’Est font face dans le développement de leur activité économique et le commerce transfrontalier, comme le manque d’information sur les procédures douanières et le harcèlement sexuel. Ce projet a permis d’entraîner un groupe de douaniers à 12 postes frontières sur la sensibilisation au genre. D’autres activités ont mené à une simplification des processus administratifs dans les douanes et la diffusion d’information à ce sujet, l’adoption d’une charte intégrant une perspective genre dans le commerce transfrontalier et le développement d’un mécanisme de rapport sur les violences commises aux postes frontières. Un autre projet est celui de la Société Belge d’Investissement pour les Pays en Développement (BIO) qui a octroyé un crédit à la Société Ivoirienne de Traitement de l’Anacarde (SITA) en Côte d’Ivoire. Cette entreprise dirigée par une femme, Massogbè Touré Diabaté, emploie majoritairement des femmes dans la manufacture de l’anacardier. Aujourd’hui, la SITA est le leader dans l’industrie de l’anacarde en Côte d’Ivoire, et le deuxième plus grand exportateur de ce produit après l’Inde.

 

Une intégration de la perspective genre encore trop insuffisante

L’exposé précédent ne doit pourtant pas faire oublier que ces projets ne représentent qu’une faible part dans l’aide pour le commerce totale distribuée. En moyenne pour la période 2016-2017, seulement 24% (soit 12 milliards de dollars) du total de l’aide pour le commerce intégrait une perspective genre. En d’autres termes, 76% de l’aide pour le commerce distribuée sur cette période ne prenait pas en compte l’objectif d’autonomisation économique des femmes. Cependant sur le long-terme, la part d’aide pour le commerce intégrant une perspective genre est en augmentation puisqu’elle est passée de 9% (soit 3 milliards de dollars) en 2006-2007 à 24% pour 2016-2017.

Toutefois, lorsque les secteurs d’activité sont pris en compte, l’intégration d’un objectif d’autonomisation économique des femmes diffère sensiblement. Par exemple, pour la période 2016-2017, plus de 45% (soit 5,5 milliards de dollars) de l’aide pour le commerce distribuée dans le secteur de l’agriculture intégrait une perspective genre. Au contraire, pour les secteurs de l’énergie et des communications seulement 14% de l’aide pour le commerce avait un objectif d’autonomisation économique des femmes. Entre les deux, les secteurs des politiques commerciales, du transport, de l’industrie et de la finance/business se tiennent entre 25 et 17%.

À ce jour, aucune recherche ne permet d’établir l’origine de ces différences dans la distribution de l’aide pour le commerce intégrant une perspective genre par secteurs, mais plusieurs hypothèses peuvent être émises.

Une première hypothèse tient à la représentation des sexes dans certains secteurs: peut-être les femmes représentent-elles une part plus importante des travailleurs dans le secteur agricole, par comparaison aux secteurs de l’énergie ou des transports?

L’autre hypothèse tient aux types de projets et à la possibilité d’intégrer une perspective genre dans ceux-ci. Par exemple, les programmes de micro-finance et de formation professionnelle, fortement représentés dans les secteurs agricoles, industriel ou de la finance/business, la participation d’un nombre important de femmes suffit à donner une perspective genrée à cette intervention. Par contre, les projets de construction, lorsqu’ils sont finalisés bénéficient aussi bien aux femmes qu’aux hommes.

N’est-il alors pas plus compliqué d’établir un objectif d’autonomisation économique des femmes dans ces projets? Face à cette interrogation, certaines initiatives mettent en place des quotas pour intégrer des femmes parmi les ouvriers participant aux chantiers de construction.

Dans d’autres cas, les femmes sont encouragées à participer aux processus de décision dans la préparation des projets d’infrastructure. Cependant, ces projets ne semblent pas représenter une majorité au vu de la faible part d’aide pour le commerce intégrant le genre dans les secteurs de l’infrastructure.

Ainsi, il reste encore une marge de progression importante dans la prise en compte de la perspective genre dans l’aide pour le commerce par les bailleurs de fonds.

 

[i] Musumeci, M. , K. Miyamoto, (2019). Emerging Lessons from Aid for Trade in Support of Women’s Economic Empowerment, in Aid for Trade at a Glance 2019, OECD-WTO, https://www.oecd.org/dac/aft/aid-for-trade-at-a-glance-22234411.htm

 

[ii] Kumar, R., (2017). Targeted SME financing and employment effects : what do we know and what can we do differently? (English). Jobs working paper; issue no. 3. Washington, D.C. : World Bank Group. http://documents.worldbank.org/curated/en/577091496733563036/Targeted-SME-financing-and-employment-effects-what-do-we-know-and-what-can-we-do-differently


Femmes: Kristel, le Trio Malgache rock

Focus sur Kristel

Pop, Rock / Madagascar : Pépites du Rêve Africain depuis 2017

Par Laetitia Normand

Qui est-elle ? Qui est-elle ? Une femme bassiste.

Par-dessus tout ? De Gossip à Prince en passant par Skunk Anansie avec un soupçon de touche tropicale.

Résultat ? Le genre de roche qui vous frappera avec un fer à repasser chaud pour brandir fièrement leurs racines. Ce n’est pas seulement le féminisme qui s’expose, mais c’est surtout une génération en état d’urgence qui prépare son avenir. L’avenir pour eux-mêmes et pour la nation.

Bassiste et chanteuse, Christelle Ratri forme le groupe sous le nom de Kristel. Entourée de son mari, Andry Sylvano à la batterie et de son frère, Ben Kheli à la guitare, elle a aussi eu l’occasion de collaborer avec d’autres artistes reconnus de Madagascar.

Ses textes, uniquement en malgache, racontent le quotidien des habitants de la grande île  de la côte Sud-Est de l’Afrique.

Une femme artiste engagée, une battante.

A suivre

Youtube : https://www.youtube.com/channel/UClhYEYYAdQYiPJETOp_XeAA

Bandcamp : https://kristelband.bandcamp.com/merch


Le pouvoir de l'étreinte, Inspiration indienne avec Amma

Le pouvoir de l’étreinte

Inspiration indienne avec Amma,

Par Patricia Cressot

Et si nous nous inspirions de la féminité spirituelle, la Communication non violente, l’amour et la compassion? Soyons inspiré par Amma, Mata Amritanandamayi,

 

L’histoire d’Amma est surprenante: Dans les 30 dernières années, Amma a étreint 39 millions de personnes. Elle a été honorée en 2002 par le Prix GHANDI/KING de la Paix à Genève. En 2006 à New York elle reçoit le 4ème prix interreligieux James Morton.

Son histoire est celle d’une petite fille qui est sensiblisée par la pauvreté mais son constat ne s’arrete pas.  Elle décida d’agir, par la transmission d’amour, de l’étreinte et de la compassion.

Amma est née d’une famille  pauvre en 1953 au Kerala, d’une enfant sensible orientée vers le spirituel et vers les étreintes d’amour, la générosité et la bonté d’un coeur généreux. « Quand sa mère tombe malade, à l’âge de neuf ans, Amma doit quitter l’école pour s’occuper des tâches ménagères et de ses sept frères et sœurs. Alors qu’elle ramasse au village les restes des repas pour ses vaches, elle est confrontée à la grande pauvreté des gens. Elle voit que tant de personnes souffrent. Amma apporte à ces personnes démunies de la nourriture et des vêtements de chez elle. Ce qui choquait le plus les parents de Sudhamani était le fait que leur fille étreignait des personnes complètement étrangères pour les réconforter. Car une jeune fille indienne ne doit pas toucher d’autres personnes, encore moins celles d’une autre caste et surtout pas des hommes. Sudhamani faisait ce qu’elle sentait devoir faire tout simplement. « Par moi coule un fleuve incessant d’amour », dit-elle plus tard. Rien ne pouvait l’arrêter : ni les coups ni l’hostilité de son frère aîné. On finit par reconnaître qu’elle était ‘hors du commun’.(Embracing the world)

Depuis, son action s’est étendue au-delà de l’Inde et touche le monde entier. Elle fait le tour du monde, part en tournée comme une rock star, pour ces étreintes et transmettre de l’amour. Les heureux participants ayant fait la queue des heures, souvent fondent en larmes.

 

Amma figure révolutionnaire, au delà des castes

Dans l’Inde moderne, le fait qu’Amma étreigne les foules reste considéré comme un acte révolutionnaire parce qu’elle passe outre le système des castes avec ses règles de pureté ainsi que les structures hiérarchiques, comme celles qui existent entre maître et disciple. Tous les jours, comme dans son enfance, Amma travaille pour l’égalité des droits des femmes et des membres de castes dites inférieures.

 

Embracing the World- ONG Mata Amritandamayi Math

Parce qu’elle ne voulait pas s’arrêter là, elle créé Embracing the world en 2005. Son association devenue ONG permet de mettre en place de nombreux projets, d’aider les gens en détresse. L’association bénéficie d’un statut consultatif auprès du Conseil économique et social de l’ONU.

Planter des arbres

« Embracing the World participe à la campagne pour un milliard d’arbres lancée par les Nations Unies. Depuis 2001, Embracing the World a géré la plantation d’un million d’arbres partout dans le monde. Après le tsunami de l’Océan Indien de 2004, nous avons contribué en Inde à la stabilisation de 13 kilomètres de côte en plantant 30 000 jeunes arbres sur le rivage. »

 

Zéro déchets

« À tous les échelons de notre organisation, des bénévoles inspirés par Amma tendent vers une approche « zéro déchet » des ressources matérielles. Des systèmes de compostage sont mis en place dans nos nombreux centres du monde entier. En Inde, nos institutions produisent plus de huit tonnes de compost par jour. »

 

Campagne de sensibilisation de la population à l’environnement

« La campagne ABC (Amala Bharata Campaign) vise à améliorer la santé publique et restaurer la beauté physique de l’Inde. Grâce à cette campagne, Amma demande à tous les citoyens indiens de s’associer à de nouveaux projets concrets : nettoyage des espaces publics, mesures d’hygiène pour améliorer la santé publique, tri et gestion correcte des déchets, recyclage. « 

 

À la question de savoir d’où elle tire la force de s’occuper de tant de gens et de construire en même temps une œuvre caritative si impressionnante, elle a l’habitude de dire : « Si tu éprouves vraiment de l’amour dans ce que tu fais, tu ne ressens pas la fatigue ».

Le secret d’un monde meilleur c’est une recette composée de volonté, d’actions…et de câlins

https://www.etw-france.org/


Les émotions des femmes en photographie

Les émotions des Femmes en photographie

Par Patricia Cressot

Rencontre avec l’Individu, un photographe d’origine turc, sur Nice depuis 20 ans. La photographie sa passion, il la développe depuis 4 ans, en immortalisant les émotions des femmes sur papier glacé.

 

Expérience shooting

Ayant fait l’expérience moi-même, après 3 heures de shooting, d’être poussée à bout de mes limites, par ses questions quasi-existentielles « qui es tu? », bonne question que même des philosophes n’ont toujours pas résolu. Mais là je ne vais pas rentrer dans le débat. J’écoute.

Que ressens tu? bonne question. Enlève ton faux sourire, ton faux air de séductrice. Après 3h je sors éreintée. Et en même temps un excellent exercice de connaissance de soi.

Entre le sourire crispé de façade (ne fakez pas devant lui, il le devinera), et votre « vrai moi » , au fil de la scéance photos et sous une exacte même lumière, il me montrera l’évolution: le résultat est bluffant, la différence est absolument surprenante. De la 1ère à la 150ème, je suis méconnaissable, on dirait une autre femme…le masque est tombé. L’éducation/ les barrières/ les filtres, tout est tombé (ou presque, la prochaine séance risque d’être hilarante)!

 

366 LADIES

L’individu comme il se fait appelé, a un projet ambitieux et original : photographier 366 femmes de France. Amatrices, jeunes, âgées, fine ou en forme, sans typologie , son projet est passionnant. 366 Ladies, c’est l’idée d’un visage différent pour chaque jour de l’année et la date de naissance du modèle doit correspondre à la date du calendrier sur 366 jours (n’oublions pas le 29 février). Il veut photographier 366 femmes , à chacune leur personnalité, s’imprégner de leurs histoires, leurs chagrins, leurs envies, leurs tristesses, leurs fragilités.

Je lui demande « Que vas tu en faire? » il me répond « peut être éditer 366 livres et leur offrir? ». Pour réaliser ce projet, L’Individu lance un appel à la collaboration aux femmes de toute la France, qui souhaiteront être un de ces 366 visages.

 

Pourquoi photographier les femmes?

Pour être honnête, je m’attendais à un long discours. Sa réponse sera brève et concise: Les Femmes sont plus intenses en émotions.

Réponse finalement allant droit au but…. Nothing else is needed, all is said.

 

Instagram @lindividu.photography

Site web https://www.lindividu.fr/


Intelligence émotionnelle & le cheval

Pourquoi travailler avec un cheval ?

Par Anne Laure CORNU

Miroir de nos émotions et de nos comportements, le cheval répond de façon immédiate, et de façon authentique à toute interaction que nous lui proposons. Travailler avec le cheval permet de mettre en lumière notre fonctionnement et notre état émotionnel profond lors d’exercices identiques à des situations vécues en entreprise ou dans la vie quotidienne.

Ex : J’ai accompagné une directrice de projet qui avait comme problème la prise de parole lors de réunion et détestait répondre aux questions de la direction, qui validait le projet et débloquait les fond. Lors de notre première séance nous avons échangés et établis un climat de confiance. La deuxième séance s’est faite avec mon cheval, la première chose qui m’a interpellé était sa posture, elle était recroquevillée sur elle-même et marchait en pliant la tête vers le bas. Ressentant sa peur, je me suis positionnée entre le cheval et elle, jusqu’à ce que je puisse m’effacer afin qu’elle puisse reprendre le « lead ».

Ce qui est ressorti de cette première séance c’est qu’elle n’avait pas d’objectif, à savoir emmener le cheval d’un point A à un point B. Elle eut une révélation : « Je dois avoir un objectif dans mon travail mais lequel ? ». Grâce à la méthode de coaching enseignée à HEC et aux pouvoirs des questions elle me confia qu’elle n’a jamais réalisé que de défendre son dossier était un objectif en soi et que grâce à cet objectif elle arriverait à mieux contrôler ses émotions. Incroyable ! Elle se mit à courir avec mon cheval en totale liberté. Elle m’a rappelé dès le lendemain après une présentation en public en me disant qu’elle n’était
plus la même personne. Sa façon de marcher, sa posture et même sa manière de parler avaient changé. La force de cette méthode réside dans le fait que le cheval est incapable de simuler. Toutes les interactions sont vraies et sans filtre.

Le Horse-coaching permet de travailler en profondeur sur les dimensions mentales, émotionnelles et physiques. En tant que horse-coach je m’intéresse à l’humain, pas à son statut au sein de l’entreprise, car je suis convaincue que c’est en changeant d’abord soi-même que l’on peut ensuite avoir un impact sur son environnement.

Le Horse-coaching permet une prise de conscience immédiate et précise de son « moi » et de ses émotions, il permet aussi de tester, découvrir et ancrer de nouveaux comportements et compétences. Les exercices sont spécialement conçus en fonction des objectifs du coaché.

Ces caractéristiques font du cheval un miroir parfait de nos émotions et de nos modes de fonctionnement. Le cheval réagit dans l’instant avec justesse, il ne se laissera pas impressionner par l’éducation ou la position sociale d’un individu car il est incapable de les appréhender. De même, ses réactions ne sont pas conditionnées par sa culture, son éducation, son milieu social, ses expériences ou son anticipation de l’avenir, autant de concepts propres à l’espèce humaine. Il ne comprend pas le langage verbal humain, mais est expert pour lire le non verbal, qui représente l’essentiel de notre communication, mais
dont nous n’avons pleine conscience. Les formations les plus poussées auxquelles les entreprises font appel proposent souvent des jeux de rôles ou des simulations pour développer, par exemple, le leadership ou l’assertivité. Chaque seconde passée auprès du cheval est une interaction réelle, avec un feed-back constant sur notre comportement. A mes yeux, aucun outil de formation ne permet d’aller aussi loin et aussi vite.

Sachant que le cheval ne ment jamais et qu’il est impossible de lui mentir, au cours du travail, le participant prend conscience, grâce aux réactions du cheval et du guidage habile du coach, des points de blocage que son comportement induit. N’ayant d’autres  Ressources que lui-même, il les surmonte par l’expérimentation jusqu’à trouver en lui 19 l’attitude juste lui permettant d’accomplir la mission. A ce moment, le participant a changé de comportement et a ancré ce nouveau mode de fonctionnement d’autant plus efficacement qu’il l’a vécu en situation réelle.

Les points forts :
– Changer de décor : en pleine nature et en contact direct avec un animal
– Convivialité : le cheval nous invite à des moments de joie et d’échanges.
– Lâcher-prise : l’interaction avec l’équidé impose de savoir remettre ses compteurs à zéro
et favorise l’apprentissage de nouvelles compétences.
– Mobilisation physique : sans besoin d’être sportif, tous les exercices se font dans le
mouvement. Outre les bienfaits de l’activité, le horse-coaching fait aussi appel à la
dimension kinesthésique.
– Apprentissage expérientiel : fondement du Horse-Coaching, c’est en réalisant que le
participant va apprendre. Avec une force supplémentaire : il ne s’agit pas de jeux de rôle,
mais d’interactions réelles.
– Applicable immédiatement : nous agissons sur les attitudes, avec un outil
émotionnellement impactant, nous faisons appel à l’intelligence émotionnelle. (cf partie III).
-La prise de conscience est forte. Le changement est visible de suite, et transférable
immédiatement sur le lieu de travail.

 

Pour qui ?

Pour les particuliers :

Individuel : Pour différentes problématiques professionnelles et/ou personnelles.

Groupe : Possibilité de travailler sur des problématiques de famille.

Pour les entreprises :

Individuel : Trouver sa place et comprendre ses fonctionnements, exemple : évoluer avec le cheval en liberté (sans aucun lien le participant évolue dans un espace sécurisé avec le cheval, une communication non-verbale se met alors en place) afin de se repositionner et d’affirmer son leadership.
Groupe : Grâce à un objectif commun, le cheval permet de faire évoluer le groupe et de mettre en avant les aptitudes  Individuelles créant ou non la force du groupe.
-Team-building : Développer les qualités servant le collectif
– Work shop : Demies-journées sur des thématiques telles que le leadership, le positionnement, la relation client, la cohésion de groupe.

Le Horse-Coach ou équi-coach:
On dissocie deux types de Horse-Coach :
Avec trois individus: un coach, un horsemanship (professionnel du cheval) et un coaché
Avec deux individus : un coach/horsemanship et un coaché

La suite avec ANNE LAURE CORNU-SOCIETE ALC-HORSE COACHING, al.cornu@hotmail.fr tel. +(33)6.20.43.14.79

L’intelligence émotionnelle développée par le horse coaching? Anne-Laure prêche une convaincue, Patricia Cressot.


FEMMES: Academic Study

Women directors contribution to organizational innovation: A behavioral approach

Mariateresa Torchia, Andrea Calabrò, Patricia Gabaldon, Sadi Bogac Kanadli

Article in press in Scandinavian Journal of Management

The number of women on corporate boards continues to slightly increase worldwide. Norway has the highest percentage of board seats filled by women (40,1%). However worldwide, this is an exception due to a 40% gender quota restriction that came into force in 2008. In fact, the percentage of board seats occupied by women in Canadian, US, the majority of European, and the
Asia-Pacific Stock Index Companies are lower than 30%. Thus, especially in Europe, increasing the number of women on boards is a target specified in policy makers’ agendas (e.g., quota laws in Italy, Spain, Iceland, France, and Germany, and EU 2020 Targets).

Having in mind this landscape, many studies have investigated the effect that women directors might have on firm performance, often presenting contrasting results about the positive, negative or non-impact of women directors on firm performance.
In order to make clarity on the impact that women directors might have on firm performance, the article published in the Scandinavian Journal of Management, by Prof. Mariateresa Torchia and colleagues, aims at understanding the contribution of women directors to the level of organizational innovation. Specifically drawing from behavioral theory of the firm and using data
from 341 Norwegian companies, they found out that having more women directors is beneficial for the companies as they are able to impact positively the level of organizational innovation.

This positive effect on organizational innovation comes from two sources:

  • the greater presence of women on boards introduces different perspectives
  • views to the decision-making process (cognitive conflict) and increases the level of preparation and involvement of all directors in the board meetings. In both cases, more gender diversity on boards results in a very positive outcome.

From this perspective, as long as women directors have the chance to actively participate in board discussions and present their perspectives, boards may benefit from their women directors’ talent in making strategic decisions.

This study offers interesting managerial insights indicating the importance of women directors ‘contribution to strategic decisions (organizational innovation) given that an open board atmosphere or supporting activities are provided.

If gender diversity on boards leads to organizational innovation through women’s contribution to cognitive conflict and greater preparation and involvement, the contribution of diversity to organizational innovation can easily be reinforced on boards. In particular, supporting activities should consider efficient ways of sharing board meeting agendas and of course providing necessary documents and information prior to board gatherings. Information about the firm is possessed and controlled by the CEOs,
who might not be willing to share this information with particularly new directors, to preserve his or her power on the board.

It might be important for firms to have third parties, for instance, a board committee, to facilitate the flow of all required information to directors before board meetings. Likewise, to facilitate open and free task-related debates, corporate leaders might
consider separating the chairperson a?d CEO positions, as powerful CEOs may be willing to demonstrate his or her power by opposing the directors’ perspectives, ideas, and opinions.

By Mariateresa Torchia


Une architecte rêve de végétation

QUAND LA VÉGÉTATION SE RÉCONCILIE AVEC L’ARCHITECTURE

Par Sarah Maury

Depuis la cabane primitive de Laugier, les architectes ont toujours rêvé d’une architecture faite de végétation. La relation entre végétation et architecture est quelque chose qui m’a toujours fasciné.

Les avantages que peut apporter la végétation aux bâtiments sont multiples quand elle est intégrée de manière appropriée. Les jardins verticaux dans les enceintes de bâtiment ou encore les toits verts en sont un bon exemple.
Ces systèmes interviennent dans le comportement bioclimatique des bâtiments et améliorent leurs performances.
La végétation améliore la qualité des bâtiments lorsqu’elle s’intègre aussi bien à l’intérieur que dans le cadre de son enveloppe. Elle améliore son efficacité énergétique parmi d’autres avantages. Mais en plus, la végétation intégrée dans les bâtiments améliore la  qualité environnementale et visuelle des villes, augmentant la surface destinée aux espaces verts. La végétation apporte donc des avantages environnementaux mais également des avantages sociaux et économiques.

Nous allons voir dans cet article de quelle manière intégrer la végétation dans les bâtiments et quels bénéfices en retire-t-on :

1.Améliorer la qualité environnementale des villes Les façades, les toits verts ou tout espace vert en général, fournit un lieu de loisirs et de repos dans les villes. Ils transforment les espaces urbains en lieux de loisirs en plein air. L’image ci-dessous montre comment la végétation intégrée à la façade d’un bâtiment apporte de la vivacité et de la teinte à l'espace public en augmentant la qualité visuelle.

D’autre part, la végétation améliore également la qualité de l’environnement dans les villes car, entre autres avantages, elle atténue les effets d’îlot thermique en réduisant la température dans ses environs. Le rayonnement solaire est absorbé par
les plantes et le substrat et n’est pas stocké dans des matériaux de construction, régulant ainsi le climat local.

Les villes forestières seront-elles la solution durable à la pollution ou au changement climatique? Experts et Architectes en sont convaincus et l’ont démontré pour le projet de Forest Cities, en Chine permettant de purifier l’air.

2.Améliore la qualité de l’air intérieur et extérieur

La végétation absorbe de fines particules contaminantes; produits contaminants tels que l’oxyde d’azote, l’oxyde de soufre et
les particules en suspension. De cette façon, la végétation favorise le processus de purification de l’air et la création  des environnements plus sains. Par exemple, 1 m² de couverture végétale retient 130 grammes de poussière par an, et un
bâtiment de 4 étages avec une façade végétale filtre 40 tonnes de gaz nocifs par an et capture et traite 15 kg de métaux lourds.
De plus, la présence de végétation permet l’absorption de CO2 et la génération d’oxygène par la photosynthèse. Un mètre carré de couverture végétale génère l’oxygène nécessaire à une personne chaque année.

 

3.Protège l’enveloppe du bâtiment de la détérioration et ajoute de la valeur à la propriété.

La végétation peut protéger contre les agents atmosphériques tels que les rayons ultraviolets ou la pollution atmosphérique. En ce sens, elle peut augmenter la durabilité des matériaux des boîtiers dans lesquels elle est installée. En augmentant la durabilité des matériaux, les coûts de maintenance peuvent être réduits en garantissant un état de conservation adéquat.
D’autre part, la végétation ajoute de la valeur à la propriété car en plus d’améliorer son comportement thermique, elle lui donne également un aspect agréable, améliorant sa qualité visuelle. L’acheteur de ce type de bâtiment évalue positivement la réduction de la consommation d’énergie du bâtiment et est conscient de la protection de l’environnement.

Quelques considérations à prendre en compte dans l’intégration de la végétation dans les bâtiments La végétation dans les bâtiments doit être intégrée de manière appropriée. Une sélection inappropriée du type de plante peut poser de graves problèmes. Ci-dessous, nous discutons de certaines des limites et des directives possibles pour leur intégration.

1.Irrigation et maintenance
Les espèces indigènes adaptées au climat ou nécessitant une irrigation réduite ou inexistante constituent toujours la meilleure option. D’autre part, le choix des plantes qui entraînent une consommation d’eau excessive pour l’irrigation doit être exclu.
En outre, un mauvais choix du type d’installation ou de son emplacement en fonction de l’orientation ou des conditions météorologiques peut entraîner un entretien excessif en raison de températures trop basses ou d’une exposition excessive au rayonnement solaire.

2. Orientation et type de végétation

La végétation bloque le rayonnement dans les trous vitrés.
En orientation Sud, l’option appropriée consiste à installer la végétation horizontalement pour bloquer le rayonnement solaire
indésirable. En orientation Est et Ouest elle sera positionnée verticalement.
Lorsqu’elle est installée dans des enceintes opaques, la végétation agit de la même manière. Elle bloque le rayonnement en été et, il est caduc, permet d’utiliser les gains solaires en hiver. Mais la végétation dans les climats froids peut également protéger du vent en empêchant les pertes d’énergie vers l’extérieur du bâtiment. Dans ce cas, il n’est pas intéressant que la végétation soit à feuilles caduques. Dans les climats secs ou à faible humidité relative, un type de plante qui favorise la réfrigération naturelle, à feuilles et à grandes feuilles présente un fort intérêt.

3.Toit vert
La présence de végétation sur les toits ajoute une protection solaire mais également une isolation thermique supplémentaire. Le substrat de la couverture végétale contribue déjà à améliorer l’efficacité énergétique de la toiture grâce à ses propriétés thermiques. Si nous évaluons en outre la capacité d’isolation thermique fournie par la végétation, cela dépendra s’il s’agit d’une couverture extensive ou intensive.
Un autre aspect à évaluer est le poids de la couverture végétale. Dans le cas de nouveaux projets de construction cette notion est à prendre en considération mais c’est part contre une exigence lorsqu’il s’agit d’une réhabilitation. D’autre part, une conception et une exécution correctes de l’imperméabilisation du toit et de l’évacuation de l’eau de pluie, ainsi que d’un bon entretien, seront essentiels pour prévenir les futures pathologies liées aux fuites ou à la présence d’humidité indésirable.

 

Vers une nouvelle Ère de l’architecture.


Association « Aux Coeurs des Mots » Interview

Association Au Cœurs des Mots, interview de la Présidente Hilde Haneuse Heye

par Patricia Cressot

 

Bonjour Hilde, vous êtes la présidente-fondatrice d’Aux Cœurs des Mots, une association monégasque créée par 17 femmes, qui sont-elles ? Quels sont les objectifs ?

Effectivement, l’association « Aux cœurs des mots » a été créée par 17 femmes actives, des amies venant de différents horizons. Elles sont chefs d’entreprise, enseignantes, avocates, artistes ou cadres dirigeants convaincues que l’éducation est un vecteur déterminant pour faire évoluer les mentalités quelles que soient l’origine, le genre et les croyances. Ce sont des femmes engagées, presque toutes de nationalités différentes.

Chacune a une responsabilité concrète, un vrai engagement qui assure l’efficacité et la solidité de notre association. Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II est le Président d’honneur et l’Organisation internationale de la francophonie nous soutient depuis le premier jour.
Notre objectif est d’intégrer la jeunesse activement dans le débat sur l’égalité des droits entre les filles et les garçons. En effet, si on veut faire évoluer les mentalités il faut commencer dès le plus jeune âge. Nous souhaitons sensibiliser la jeunesse et créer chez eux une prise de conscience des inégalités et des discriminations. Elle dirigera le monde demain.

Vous avez une méthode originale pour faire réfléchir filles et garçons ensemble ! Parlez-nous du concours d’écriture numérique francophone  «Aux cœurs des mots » ?
L’idée d’un concours d’écriture interscolaire et francophone est née d’une réflexion logique.
Quel meilleur endroit qu’une école avec des classes mixtes pour lancer un débat ? Garçons et filles peuvent y réfléchir ensemble, échanger, débattre, guidés par leur professeur. S’il est important de leur donner la parole, il est vrai que les mots s’envolent. Les poser sur papier les rend éternelles. Ce concours est donc un outil pour éveiller les consciences sur des thèmes qui sont essentiels. Il contribue à une meilleure compréhension de l’autre, à plus de cohésion.
Chaque édition se déroule sur une année scolaire et s’adresse à une tranche d’âge différente. La mission autour du thème change. Durant le concours les écoles sont interconnectées par un intranet sécurisé. Les enfants pourront découvrir les pensées d’ailleurs, grâce au français, la langue qu’ils ont en partage. Dans cet espace sécurisé chaque classe peut publier des nouvelles de son école, de son village ou ville ou de son pays.
C’est un espace sans frontières, sans murs, un lieu de paix et de tolérance. Finalement ce concours leur permet de se rapprocher et leur permet de réaliser qu’il y a plus de choses qui les rapprochent que des choses qui les séparent. Parfois il permet aussi de briser l’isolement. C’est ainsi qu’un simple concours d’écriture a finalement un impact à différent niveaux.

Seulement les pays francophones peuvent participer ?

Non, tout pays où on enseigne le français peut participer. Il suffit donc de trouver une école ou on enseigne le français. C’était une excellente idée de S.E.M. Abdou Diouf qui nous soutient depuis le tout début.

Que faites-vous si dans un pays il n’y a pas de mixité scolaire ?

Les pays dans lesquels il n’y a pas de mixité scolaire pourront proposer des alternatives qui seront étudiées au cas par cas par notre comité directeur. Cela nous est arrivé pour l’Iran et pour la troisième édition nous avons ce cas avec l’Afghanistan.
Il y a eu déjà deux éditions ? Une troisième débute ?

Oui et à chaque édition la participation augmente significativement. La première édition consistait à rédiger de manière collective un conte décrivant une situation d’inégalité entre filles et garçons en s’inspirant de la culture et des coutumes du pays. 19 pays sur 5 continents, 422 enfants entre 10 et 13 ans ont participé. Les œuvres ont été publiées dans un livre « Aux Cœurs des Mots, les enfants du monde racontent ». Chaque enfant qui a participé a reçu ce livre. Il y a trouvé son nom en dessous du texte qu’il a réalisé avec sa classe en tant qu’auteur, source de grande fierté. Les jeunes sont toujours impatients de découvrir les autres travaux, ils sont stimulés dans leur envie de lire.
L’histoire gagnante, écrite par une classe de Yoff dans la banlieue de Dakar, a été mise en scène dans un film court métrage intitulé « L’Histoire de Saré Bafé ». Les enfants auteurs étaient les acteurs. Ce film a été sélectionné dans deux festivals et diffusé dans les écoles et par des associations et des ONG. Il a également été projeté dans le village ou il a été tourné, en présence de plus de 500 personnes venant des villages environnants. La projection a eu lieu sous le baobab, personnage de l’histoire, sur un écran gonflé grâce un générateur de courant car il n’y avait pas d’électricité. Mais toutes les histoires sont très touchantes. On sent attendu un livre avec autant d’impatience. Nous essayons de visiter régulièrement les écoles et nouque les enfants les ont écrites partant de leur vécu, avec leur cœur.

Pour la deuxième édition 30 pays ce sont inscrits avec plus de 600 élèves entre 15 et 17 ans. Cette fois-ci on leur a demandé d’identifier puis de mettre en lumière une femme exceptionnelle qui œuvre dans l’ombre. Ils ont dû obtenir son accord pour réaliser une interview afin de dresser son portrait. Une femme exceptionnelle qui a eu un impact notable en réussissant à relever des défis dans un contexte complexe, hors politique bien entendu. Un jeune étudiant de l’ESSEC a eu la gentillesse de faire un petit film réunissant les portraits de ces femmes inspirantes car chaque école a envoyé aussi un petit film et des photos réalisés durant l’entretien.

De nouveau les portraits ont été réunis dans un recueil, « Aux cœurs des Mots, Femmes en lumière». Chaque jeune a reçu son livre. Il paraît, d’après ce que les professeurs nous ont racontés, que jamais les enfants ont attendu un livre avec autant d’impatience. Nous essayons de visiter régulièrement les écoles et nous avons pu constater l’impact de ce concours. Tout le monde peut acquérir les livres, dans ce cas il faut nous contacter.

La troisième édition vient d’être lancée. Chaque école décide de sa date de démarrage. Nous devrions atteindre les 50 inscriptions et nous n’en sommes pas loin car 46 pays ont déjà envoyé leur convention. Notre concours est vraiment présent dans chaque continent, c’est émouvant. Cette fois-ci l’âge de participation se situe entre 12 et 15 ans. Ils doivent écrire un poème « L’égalité entre les filles et les garçons, pour un monde meilleur et juste». Ils ont jusqu’à fin avril pour envoyer leur texte. La suite sera une surprise.

Comment déterminez-vous les gagnants ?

C’est un jury international constitué d’hommes et de femmes reconnus dans différents domaines comme la littérature, le cinéma, l’art, le sport, le journalisme ou encore la musique qui reçoit les œuvres par internet. Ils notent selon une grille avec différents critères comme le français, le respect du thème et la magie du texte. C’est donc l’addition de ces notes données par le jury qui détermine le classement.

Les lauréats sont invités et pris en charge en Principauté ou ils reçoivent le prix des mains de notre Souverain en présence du jury.

Quelques noms de membres de jury peut-être ?

Difficile de ne pas vous citer tous les membres car nous sommes très reconnaissantes. Les enfants apprécient tellement que leur travail soit évalué par des personnalités qui inspirent : Marjane Satrapi et Faouzian Zouari ont été les présidentes de jury. Parmi les membres vous avez Bernard Weber, Michèle Cotta, Adriana Karembeu, Akli Tadjer, Brigitte Dufossey, Patrick Poivre d’Arvor, André Azoulay ou Jacques Salomé, Camille de Peretti, May Chidiac, Yasmina Taya et certains membres ont même participé à chaque fois comme Thierry Dusautoir, Antoine de Maximy, Aldo Romano, Philippe Streiff ou Catherine Maunoury. Pour la troisième édition nous pouvons compter sur beaucoup d’entre eux mais il y a aussi déjà de nouveaux engagements : Fausto Pocar, Atiq Rahimi, Nédim Gürsel, Didier Kassaï et Béata Umubyeyi Mairesse et ce n’est pas fini !

Vous trouverez toutes les informations dans le site internet que nous mettons à jour régulièrement.www.auxcoeursdesmots.org.

Puis il y a notre page F B :https://www.facebook.com/auxcoeursdesmots/

Si on veut vous soutenir comment faut-il procéder ?

Nous souhaitons vraiment continuer à agrandir la communauté Aux cœurs des mots avec des hommes et des femmes du monde entier. La meilleure façon est de nous contacter par courriel. On vous propose différents niveaux d’engagement. Si nous partageons les mêmes valeurs et objectifs nous pourrons aller plus loin ensemble. Que vous soyez une entreprise intéressée par un partenariat via un dossier RSE ou homme ou femme souhaitant devenir membre, nous vous accueillerons avec joie !

Nous avons également des correspondants dans les pays participants. Ils sont merveilleux et très engagés, ils nous aident localement. Cela peut également être un moyen de nous aider. Dans tous les cas on ne fait rien tout seul. Comme nous disons toujours au sein de notre équipe : Les petits ruisseaux font les grandes rivières.

Contacts :
ASSOCIATION « AUX CŒURS DES MOTS »
Hilde Haneuse Heye
Présidente Fondatrice – acdm.hilde@gmail.com
+33607931715
Fahimeh Robiolle
Secrétaire Générale et Vice-présidene internationale
acdm.fahimeh@gmail.com
www.auxcoeursdesmots.org
https://www.facebook.com/auxcoeursdesmots/